Le Merchandising

22 mai 2008

Le merchandising regroupe l’ensemble des méthodes ayant pour objet d’optimiser la rentabilité d’un produit en agissant sur sa présentation sur le lieu de distribution.

L’ importance accordée à ces méthodes s’est accrue parallèlement au développement des magasins en libre service (la mise en valeur des produits n’étant plus l’oeuvre de « vendeurs – conseillers »).

Pour Keppner, le merchandising : »c’est le bon produit, au bon endroit, au bon moment, au bon prix, en bonne quantité »
Le merchandising se joue sur 3 éléments:

- le point de vente (son aménagement et sa gestion: attractivité, confort offert aux Clients, parking, signalétique, largeur des allées, etc.)

- le linéaire (place attribuée à chaque catégorie de produits, agencement des références à l’intérieur d’une catégorie, etc.).

- le produit (image du produit, services associés, etc.)

Les intérêts des Distributeurs et des Producteurs dans le domaine du merchandising ne sont pas forcément compatibles, l’objectif du Distributeur étant de maximiser le profit par Client (quelque soit la référence vendue) alors que celui du Producteur est de maximiser le profit de ses références.

On peut citer la tendance des Distributeurs à privilégier les marques de distributeurs sur lesquelles ses marges sont supérieures aux produits commercialisés par les « Grandes Marques ».

Il existe de nombreux ratios et indicateurs permettant de mesurer l’efficacité du merchandising, par exemple :
- La rotation d’une référence

- La productivité et la rentabilité d’un linéaire.

Le merchandising regroupe l’ensemble des méthodes visant à accroître les résultats d’un point de vente.

Pour y arriver, le merchandising doit:
- adapter l’offre à la logique d’achat des clients/aménager le magasin selon les besoins des clients.
- respecter les limites des univers de consommation.
- rendre l’offre lisible en balisant de manière claire les familles de produits.
- ajuster la surface de vente à l’implication des clients.
- valoriser les segments basiques
- créer des univers de consommation (rayons quasi autonomes par rapport à l’ensemble des autres rayons d’un magasin) avec des vendeurs spécialisés et un assortiment plus large.
- montrer sa présence sur les marchés émergents pour bénéficier d’une image « à la pointe ».

 

Quel positionnement pour les CCIS marocaines?

3 mai 2008

 Par Mohamed SFA

Plusieurs études (1) ont démontré que les Chambres de Commerce, d’Industrie et de Services Marocaines (CCIS) souffrent d’un déficit d’image, il est tout à fait normal qu’elles souffrent en conséquence d’un positionnement inadéquat étant donné que ce dernier est défini comme étant «l’ensemble des traits saillants et distinctifs de l’image» (2).
L’observation a révélé une confusion presque totale du rôle des CCIS particulièrement chez les ressortissants. On a même pu constater, quoiqu’à degré moindre, la même confusion chez certains responsables de CCIS qui leur attribuent des rôles qui n’ont rien de consulaire : «la CCIS doit défendre les commerçants», «la CGEM a pris la place des CCIS»…
La situation nécessite donc de clarifier le «métier» et la vocation des CCIS et de définir leur position dans l’univers des institutions à caractère économique et surtout parmi les représentants du secteur privé.
Les CCIS doivent répondre à la question : qui sommes nous ? Réponse qui permettra d’exprimer les besoins de la cible qu’elles s’engagent à satisfaire et d’indiquer l’apport des CCIS en termes de «produits» et de «services» aux «usagers/clients».
La clarification devrait aboutir à l’évolution vers une position de vrai représentant des secteurs économiques et de véritable partenaire des pouvoirs publics reconnu et apprécié.

Quels «produits»?
L’analyse des attentes de l’environnement des CCIS nous fait dire que celles-ci peuvent être perçues comme utiles par leur clientèle à travers l’activité qu’elles fournissent et les services d’utilité qu’elles offrent.
La hiérarchisation, la sélection et l’élargissement des prestations compte tenu des attentes des entreprises et des commerçants, du potentiel et des orientations stratégiques des CCIS est à notre sens importante. A ce niveau l’identification des facteurs clés de succès et des produits (domaines d’activités) stratégiques des CCIS est déterminante.

-Les facteurs clés de succès
Parmi les facteurs clés de succès que dégage l’analyse des attentes des ressortissants et pouvant être exploités par les CCIS on peut citer :
- Se soustraire au poids du politique et baser leurs actions sur l’indépendance et la neutralité tout en construisant des relations de confiance avec les autorités publiques et les politiques et tenir compte de l’importance des relations personnelles et des réseaux.
- Devenir des centres de compétence et des pépinières d’idées et de projets bien étudiés et asseoir leur force de proposition sur des argumentaires et des études.
- Se positionner par rapport aux grands débats et faits marquants de l’actualité économique et sociale et bien défendre leurs positions auprès des pouvoirs publics en exploitant toutes les possibilités et opportunités qui s’offrent à elles. Les CCIS sont en effet absentes dans les grands débats.
- Connaître profondément les ressortissants et les questions économiques qui préoccupent le monde des affaires. Les scores de la notoriété des CCIS dégagés par les différentes études sont plus que révélateurs à ce niveau.

-Produits stratégiques
Les CCIS peuvent sélectionner certaines actions sur lesquelles elles vont focaliser leur attention et ce en s’appuyant sur leur spécificité qui leur permettra de privilégier les actions pour lesquelles elles sont mieux placées que leurs partenaires.
Ces actions, correspondant aux attentes relativement importantes des ressortissants, rendent le positionnement des CCIS vraiment pertinent.
Il s’agit notamment de:
+ la présentation et l’intermédiation qui sont des «produits» essentiel pour la promotion des intérêts des secteurs économiques. En effet les CCIS sont des corps intermédiaires entre le secteur public et le secteur privé. Mais pour être efficaces les CCIS doivent organiser l’expression de leurs élus à travers le travail des cellules de réflexion que sont les commissions qui doit être régulier dans la préparation des positions et des prépositions des CCIS.
+ la mission consultative peut s’articuler autour des axes suivants :
- Assurer une présence dans les débats publics à tous les niveaux.
- Etre efficace pour être consulté et pour pouvoir se positionner à l’occasion des thèmes majeurs.
- S’appuyer sur des partenariats d’expertise pour renforcer la réflexion dans les CCIS par l’apport des éclairages extra-consulaires surtout auprès des universités.
+ La vulgarisation de la culture économique par la valorisation de l’information et la maîtrise de la connaissance du fonctionnement de l’économie.
+ Ressortir des produits d’appui technique et d’assistance conseil en fonction des attentes des entreprises.
+ Professionnalisation des ressortissants par la formation et le perfectionnement.Il est bien entendu impératif que les choix opérés s’organisent autour d’une meilleure gestion des CCIS.

Quel «marché» ?
Le marché des CCIS est constitué d’abord de leur ressortissants composées des commerçants (détaillants et grossistes), d’industriels (grandes, moyennes et petites entreprises) et des prestataires de services (grands et petits).
Le marché consulaire est également composé des pouvoirs publics (locaux, régionaux, et nationaux) consommateurs des produits consulaires afférents à la mission consultative et à l’intermédiation.
D’autres partenaires et intervenants dans le monde des affaires et de l’économie peuvent faire partie de la clientèle des CCIS.
Mais la question cruciale qui s’impose est celle de savoir si les CCIS devraient satisfaire toutes les composantes du marché consulaire ou s’agit-il pour elles d’opérer une segmentation des catégories constitutives de ce marché, opération qui consiste à découper la clientèle consulaire en sous-ensembles, aussi homogènes que possible, afin de permettre aux CCIS de mieux adapter leurs services et prestations à chacun de ces sous-ensembles.
L’observation a révélé que les commerçants ont des perceptions différentes de celles que se font les grandes entreprises des rôles et des produits des CCIS. D’ailleurs chaque partie accuse les CCIS de n’être qu’au service exclusif de l’autre catégorie. Et puisque les besoins des différentes catégories ne sont pas les mêmes les attentes ne le sont pas non plus. En ayant en vue cette situation, il est important , à notre sens, pour les CCIS de répondre aux attentes des ressortissants en adaptant leurs produits stratégiques aux demandes de chaque catégorie , ce qui veut dire que la segmentation est nécessaire pour l’exercice de l’adaptation et de la satisfaction des différentes demandes.
Cependant en opérant une segmentation on risque de tomber dans le corporatisme et on va peut être aller à l’encontre de la complémentarité tant recherchée par le législateur entre les intérêts de l’ensemble des catégories professionnelles sur un fond d’intérêt général.
A notre sens, puisque les attentes des différentes catégories de ressortissants ne sont pas les mêmes les CCIS ne peuvent alors opter pour un marketing de masse et s’engager dans une production ou satisfaction uniforme .
La situation impose alors un marketing différencié et segmenté qui met l’accent sur les différences pour répondre aux besoins sur mesure, mais qui doit, à notre sens, traiter l’ensemble de manière homogène lorsqu’il s’agit de l’intérêt général en raison de la qualité d’établissements publics des CCIS.

En conclusion, pour bien positionner les CCIS il s’agit de clarifier et d’identifier le métier CCIS dans l’esprit de la clientèle consulaire, de dégager les particularités du produit «CCIS» qui le différencient des produits de la même catégorie c’est à dire des autres structures représentant les secteurs économiqes et de segmenter les ressortissants pour mieux les satisfaire..

(1) Fédération des CCIS (1996) « Mission d’étude et de conseil », Casablanca, LMSM. 

(1) ELHARRAS   M.L. (1997) «Secteur Privé au Maroc et ses structures représentatives : étude de cas des CCI »,Rabat, Elite. 

(1) KHEIRDINE   B. (2002) «Les choix stratégiques pour le renforcement du rôle des CCIS », Mémoire du Cycle Supérieur de l’ISCAE. 

(1) SFA   M. (2003) «Les Chambres de Commerce, d’Industrie et de Services Marocaines : Image et causes d’inefficacité », Mémoire de troisième cycle pour l’obtention du DESS. 

(2) MERCATOR,  6ème édition, Page 533 

Les Chambres de Commerce, d’Industrie et de Services marocaines: quel devenir ?

26 avril 2008

Vingt huit ans au service des chambres de commerce, d’industrie et de services «CCIS» marocaines et à aucun moment je n’ai eu le sentiment que c’est routinier ou sclérosant.
Etre au service d’une CCIS offre sûrement beaucoup d’opportunités sur le plan professionnel. En assurer la Direction permet de tisser de nombreuses relations avec des compétences de différents horizons, de voyager, de côtoyer et de gérer des hommes et des femmes, de travailler et composer avec des élus de différentes sensibilités et de rencontrer et d’écouter les professionnels de différents secteurs.
Le métier de Directeur de la CCIS est une œuvre difficile, mais c’est sûrement une aventure épanouissante et captivante.
Passionné et impressionné par la formule «CCIS», l’idée de me pencher sur la situation des CCIS au Maroc, a toujours, par sa présence éveillé mon intérêt.
En effet, tout prédispose les CCIS à être des espaces uniques et magiques, la formule «CCIS» impressionne à plus d’un titre, elle met en présence plusieurs ingrédients qui, apparemment, se présentent comme étant contradictoires et incompatibles, mais en fait, cette nature contradictoire ou d’incompatibilité constitue à elle seule l’essence même de la CCIS et sa raison d’être, et on a plutôt tendance à dire des composantes d’une CCIS qu’elles sont complémentaires.
- C’est d’abord un Etablissement Public géré par des Personnes Privées démocratiquement élues.
- C’est ensuite une institution qui œuvre pour la défense des intérêts des secteurs économiques privés et elle est tenue de le faire dans le cadre de l’intérêt général.
- C’est également une interface et un corps intermédiaire entre les pouvoirs publics et le secteur privé.
- C’est aussi un interlocuteur qui a la double tâche d’identifier et de faire connaître les doléances du secteur privé mais d’être aussi le catalyseur évitant et désamorçant toute radicalisation des positions.- Enfin, l’un des éléments les plus spectaculaire dans l’organisation «CCIS» c’est ce mariage entre le bloc de «souveraineté et d’expérience» que sont les élus et le bloc de «compétence» que sont les agents de l’appareil administratif, mariage qui, s’il est réussi, ferait la force et la richesse de la CCIS .

Et pourtant, malgré l’intérêt que présente la formule «CCIS», et malgré ses attraits théoriques et le potentiel dont disposent ces établissements, le vécu quotidien, la pratique de la formule et les contacts réguliers avec toutes les composantes des CCIS et leur environnement m’ont permis d’en connaître de prés les problèmes et les difficultés qui bloquent leur développement.
En effet, l’appareil consulaire semble être «grippé», et les Discours Royaux en témoignent. Les chambres professionnelles sont souvent interpellées sur leur inefficacité par Sa Majesté le Roi.
Les produits et les prestations consulaires semblent ne pas répondre aux besoins réels de la clientèle des CCIS. Apparemment les ressortissants et l’environnement des CCIS ne sont pas satisfaits. On est donc tenté de dire que les CCIS souffrent d’un problème d’image.
L’importance du rôle dévolu aux CCIS et la situation actuelle de ces institutions, leur réussite et leur difficultés, ne peuvent me laisser indifférent dans la mesure où j’étais associé ou témoin de la plupart des tentatives et des projets initiés par le Ministère de tutelle ou par la Fédération des CCIS visant à faire décoller ou à «dégripper» l’appareil consulaire.
Les CCIS sont prises ici comme des organisations ou plus exactement comme acteurs ou agents économiques ayant des ressortissants (clientèle) qu’ils cherchent à satisfaire en leur proposant des prestations de services.
On peut alors définir la CCIS comme étant «l’entreprise des entreprises». Et comme toute organisation ou toute entreprise les CCIS sont sans cesse confrontées aux problèmes de performance, d’image et de développement.
Les CCIS, face à la concurrence et à l’émergence de nouvelles structures, s’interroge sur leur devenir, sur les perspectives de leurs activités, leur fonctionnement et sur leur positionnement.
Les CCIS forment un réseau, mais il est nécessaire de préciser que «l’entité» désignée ici «appareil consulaire» demeure en ordre dispersé et ne fonctionne pas encore en réseau et ne constitue pas au Maroc une «marque globale».
A travers le monde, les chambres professionnelles occupent une place de choix dans le dispositif de la gestion et de la promotion des économies locales. Elles puisent leur légitimité dans leur caractère électif et dans leur action quotidienne de proximité au service des entreprises et du développement local.
- Au Maroc, la constitution de 1996 fait des CCIS l’une des composantes de la chambre des conseillers. Elles sont le représentant du secteur privé au parlement, elles ont donc un pouvoir décisionnel.
- Les CCIS, forces de proposition et de réalisation, sont investies d’une responsabilité et de missions d’une grande importance qui leur confèrent une place de choix dans un environnement où l’entreprise est la première créatrice de richesses.
- L’environnement économique, social, technologique et institutionnel, national et international rend les CCIS encore plus indispensables. Et, nous pouvons même nous permettre de dire que si les CCIS n’existaient pas on les aurait créées.
Cependant, et malgré ces sources évidentes de motivations et d’intérêt pour l’étude des CCIS, celles-ci connaissent au Maroc une phase de léthargie et de stagnation, elles sont mal connues par leur environnement et non écoutées par les pouvoirs publics.
Et malgré les tentatives de quelques rares CCIS d’assurer un semblant de présence, et les efforts entrepris par le Ministère de tutelle pour pousser les CCIS à adopter une démarche volontariste, la situation actuelle des CCIS reflète clairement la modestie et la limite des réalisations, l’inefficacité des interventions et la pauvreté de leur concours au développement économique du Maroc.
Les CCIS disposent, en termes de ressources humaines, d’un potentiel non négligeable : 868 membres élus, 800 agents dont la moitié sont des cadres avec des profils multidisciplinaires. Elles constituent également un réseau parfait : 28 chambres bien implantées géographiquement et dotées d’équipements censés faciliter la communication en interne et en externe.
En termes d’attributions, le statut des CCIS marocaines est pratiquement calqué sur le modèle français. Leur statut leur offre la possibilité d’intervenir sur plusieurs domaines d’activités stratégiques et de mener des actions devant répondre aux besoins réels des secteurs économiques, il s’agit surtout de la représentation et de l’intermédiation, de la formation de l’assistance et du conseil, de l’information, de la gestion des équipements et de manière générale de la promotion du développement local. Ce qui, en principe, devrait faire des CCIS une vraie force de proposition et de réalisation.

Et pourtant, les CCIS marocaines font preuve d’une inefficacité
incomparable, elles ne sont pas sollicitées par les pouvoirs publics, leurs produits et prestations ne sont pas demandés par leurs ressortissants.
En termes de satisfaction et de crédibilité, les CCIS souffrent d’un déficit évident et dégagent une image négative.
Le constat est même fait au plus haut sommet de la hiérarchie de l’Etat. En effet, Sa Majesté le Roi Mohamed VI a, à trois reprises, stigmatisé l’inefficacité des CCIS.
D’abord lors de l’inauguration de la première session de la quatrième année législative du parlement en date du 13 Octobre 2000, je cite : «Nous sommes également décidés, en ce qui concerne les chambres professionnelles, d’adopter une nouvelle vision faisant de ces institutions un véritable levier de l’investissement productif , bannissant tout comportement visant à faire d’elles un tremplin électoral ou d’intérêt, et leur donnant un souffle nouveau à même de corriger les dysfonctionnements de leur situation actuelle qui ne pourrait être reconduite ou reproduite », fin de citation de SM Le Roi.
Ensuite à l’occasion de la Lettre Royale adressée au Premier Ministre relative à la déconcentration de l’investissement, où SM le Roi a, une fois encore, insisté sur les causes qui entravent le fonctionnement des chambres professionnelles, je cite : « …il y a lieu de procéder à une étude approfondie sur les causes qui entravent le fonctionnement des Chambres professionnelles, institutions constitutionnelles, dont le rôle de représentation des forces économiques et sociales, ne doit pas occulter la mission d’intermédiation professionnelle et les services d’aide qu’elles doivent à leurs membres », fin de citation de SM Le Roi.
Enfin, dans le Discours Royal à l’occasion de la révolution du Roi et du peuple le 20 Août 2002, où SM le Roi a encore précisé, je cite :
«…Il en est de même des chambres professionnelles qui sont investies d’une mission identique en vertu de la constitution. Elles seront en effet assujetties aux mêmes épreuves pour que l’on mesure leur capacité à remplir le rôle économique qui leur incombe en matière d’incitation à l’investissement et à la création des richesses. Ce rôle, si elles l’assument comme il se doit, fera de ces chambres de véritables banques de projets d’investissement régional et non de simples tremplins électoraux. », fin de citation de SM le Roi.
D’autre part, les pouvoirs publics, les opérateurs économiques, la presse spécialisée s’interrogent régulièrement sur le devenir des CCIS et sur les causes qui les empêchent de s’imposer durablement comme partenaires et opérateurs crédibles et fiables.
Il serait donc intéressant, à la veille des 2èmes Assises des CCIS qui seraient organisées vers le début du 2ème semestre 2008, de se poser des questions sur le devenir de ces institutions, sur leur potentiel, leur image et sur la perception que se fait l’environnement de ces institutions: cet environnement est-il satisfait du rendement et du rôle joué par les CCIS ?. Quelles sont les causes des dysfonctionnements et de l’inefficacité des CCIS ?
Il semble également important de se poser la question de savoir en quoi les CCIS peuvent-elles améliorer leur efficacité et leur image, et comment doivent-elles s’y prendre ?

Pour ce faire :
- Serait-il suffisant d’adopter une approche juridique en procédant à la modification des Statuts et de doter les CCIS de moyens financiers ?
- Ou s’agit-il tout simplement d’un problème de management lié à l’absence de compétentes. En effet, d’une part, la majorité des élus ne sont pas porteurs de programmes, ceux parmi eux que l’on peut mettre en face des gens de la CGEM ou de partenaires étrangers sont rares. D’autre part, les ressources compétentes des CCIS sont de manière générale dévalorisées par le mode de gestion presque familial de certains élus. Les Directeurs des CCIS et leurs collaborateurs semblent être effacés, d’abord en raison d’un manque de dynamisme certain dans beaucoup de cas, et ensuite en raison de l’omniprésence de certains Présidents et d’élus omnipotents. S’il est vrai que pour sauvegarder l’unité de l’institution, les pouvoirs du Président ne sont pas à partager, il n’en demeure pas moins vrai que les pouvoirs inhérents à la qualité de Directeur ne le sont pas non plus. Les pouvoirs en présence devraient être séparés pour assurer un bon fonctionnement de l’institution.
- La situation des CCIS a t-elle été aggravée par la politisation de la formule ?
- ou bien par l’existence d’un tissu économique traditionnel difficile à mettre à niveau ? En effet, pour plusieurs CCIS le tissu économique local est composé essentiellement de petits commerçants assoiffés d’être écoutés et défendus, la nature de leurs attentes fait que leur préférence va vers le développement d’un corporatisme encadré timidement par des syndicats et des associations, ce que les CCIS ne peuvent légalement offrir, et la somme des frustrations et des insatisfactions radicalisent les jugements des ressortissants vis à vis des CCIS et rendent leurs attentes, dans certains cas, incompatibles avec les attributions des institutions consulaires, ce qui met ces dernières en déphasage avec leur environnement.

Reste à dire un mot du préalable nécessaire à la réussite de toute option : la volonté politique. S’il est vrai que les Discours de SM Le Roi attestent d’un intérêt particulier et démontrent clairement l’existence de la volonté de donner effectivement aux CCIS «le rôle de représentation des forces économiques et sociales et la mission d’intermédiation professionnelle et de services d’aide à leurs membres… », il n’en reste pas moins vrai que cinq Ministres, issus des CCIS, se sont succédés au Ministère de tutelle des CCIS sans pour autant que l’on puisse dire qu’ils ont effectivement réussi à mettre en œuvre des politiques à même d’améliorer la situation dans les CCIS.

Obtenir le meilleur parti des ressources rares

26 avril 2008

Le rapport de la Banque Mondiale sur le développement de la région MENA (Moyen-Orient  et Afrique du Nord) consacré à la problématique de l’eau, intitulé : «une meilleure gouvernance pour une meilleure gestion de l’eau au Moyen-Orient et en Afrique du Nord» soutient « qu’il n’est pas nécessaire que l’eau soit considérée comme une contrainte au développement économique et à la stabilité sociale dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. De fait, les économies fortes et diversifiées ont la particularité d’accorder aux pouvoirs politiques plus d’espace politique pour entreprendre les réformes nécessaires à l’amélioration de la gestion de l’eau. Les usages domestiques, commerciaux et industriels de l’eau ne représentent que 10 à 15 pour cent des besoins en eau d’un pays, l’agriculture et l’environnement absorbant le reste. Il s’en suit que la quasi-totalité des pays de la région dispose d’eau en quantité suffisante pour fournir à sa population l’eau potable dont elle a besoin, y compris en prenant en compte les populations urbaines en plein essor dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. 

La diversification des activités économiques et la croissance pourraient entraîner des opportunités d’emploi en dehors de l’agriculture, permettant du coup aux agriculteurs de la région de s’adonner à des cultures à forte valeur. En important une part plus large des produits alimentaires dont ils ont besoin, les pays pourraient libérer plus d’eau dans l’environnement, réduire de la sorte la pression sur les nappes souterraines et maintenir des services environnementaux de base. 

L’évolution vers une situation dans laquelle la gestion de l’eau devient une activité financièrement, socialement et écologiquement viable passe par trois facteurs généralement omis des processus de planification des ressources en eau : 

• Reconnaître que les décisions relatives aux réformes sont par essence d’ordre politique plutôt que de s’évertuer à séparer le processus politique du processus technique. Cela implique qu’il faut comprendre les facteurs qui déterminent la dynamique politique des réformes, analyser les points de rupture de ces déterminants et ordonnancer les activités de réforme en conséquence. Il faut des champions de la réforme aussi bien pour la dimension politique que pour l’aspect technique. 

• Comprendre le caractère central des politiques extérieures au secteur de l’eau sur la ressource et impliquer les décideurs intervenant dans des secteurs autres que celui de l’eau dans la réforme du secteur de l’eau. 

• Rendre les organismes de l’État et les prestataires de services comptables devant le public. Ces organismes et ces prestataires de services doivent être conscients des conséquences qu’implique la bonne performance aussi bien que la mauvaise performance. Pour y parvenir, la transparence s’impose afin que le public sache pourquoi les décisions sont prises, quelles sont les résultats qu’il peut attendre et qu’est-ce qui a réellement été accompli. Pour être tenues comptables de leurs actions, les parties prenantes doivent bénéficier de l’inclusion qui permet à un grand nombre d’entre elles de participer à la prise de décision ». 

IDEE DE PROJET/ CREATION D’UNE ZONE TOURISTIQUE

24 avril 2008

THEME : Création d’un «parc d’attractions et de loisirs» sous le thème :
- « La verdure au service de la détente ».
- Le thème pourrait également, être dédié au cheval et aux traditions rurales.

DENOMINATION PROPOSEE :
- « Dream Parc » حدائق الأحلام

IDEE DU PROJET :
- Développement d’un concept touristique basé essentiellement sur la mise en valeur d’un site important situé dans l’ancienne zone de traitement de l’OCP à Khouribga.
- Le projet proposera des attractions, des loisirs en plein air, des services périphériques ainsi que des activités diverses (voir programme).
- Le site possède déjà quelques attractions intéressantes (karting, tir aux plateaux, mini golf, terrains de sports) qu’il serait possible d’intégrer au projet et qui seront gérées selon la formule que l’OCP aura choisie.
- L’OCP sera d’office partie prenante et maître d’ouvrage du projet.
- Le projet combine plusieurs opportunités.

CONCEPT:
- Un parc à thème qui allie des activités de loisirs et d’amusement autour d’une thématique.
- La verdure est le principe fondateur du projet.
- La vocation ludique et familiale sera clairement affirmée.
- Le parc sera également ouvert aux séminaires, aux congrès, au sport, et à l’activité commerciale.
- Le contenu du projet sera conçu comme une mosaïque de produits pour une diversité de clients.
- Le parc doit être conçu pour qu’il s’y passe toujours quelque chose.

OBJECTIFS:
- Un grand projet de tourisme intérieur axé sur les attractions les loisirs et le sport, permettra à Khouribga de se créer un positionnement.
- Pouvoir élargir l’assise économique de la province de Khouribga.
- Redynamiser culturellement et économiquement une région largement minière.
- L’importance du projet est déterminante pour l’amélioration de l’image de marque de la ville.
- Promouvoir des équipements aptes à rayonner dans l’espace régional et national.

LOCALISATION DU SITE :
- Le terrain retenu se situe au sud-est de la ville de Khouribga à la sortie vers Hattane et Boulanouar dans l’ancienne zone de traitement de l’OCP.

PROGRAMME :
-Un parc d’attraction: (manèges, toboggans, reconstitutions miniatures, Autos-tamponeuses, Grande Roue, mini train, etc..).
-Un Aquaparc (Une oasis de verdure) proposera une journée de détente, de loisirs et d’aventure au milieu d’un grand espace de verdure où l’eau sera omniprésente.
-Une Plaine de jeux (Parc familial et culturel) (Zone verte de promenade, espace de fantasia, activités ludiques de plein air, halkas et folklores…).
-Un parc sportif : (Ecole de formation de Football et des sports collectifs, Centre de concentration pour les équipes de différents sports, club de tir aux pigeons, karting, des zones d’activités sportives, terrain de golf, des terrains de tennis…).
-Un théâtre en plein air : (scène transformable pour accueillir spectacles et concerts …).
-Un espace des fêtes, des congrès et des conférences (Un grand amphithéâtre modulable avec scène et régie, location de salles pour l’organisation des fêtes, des séminaires et des conférences…).
-Un parc virtuel (Technologies audiovisuelles, Jeux vidéo interactifs, cyber espace, ….).
-Des services périphériques (un hôtel trois étoiles, des restaurants, des cafés, un centre commercial, Pâtisseries, des magasins de vente de jeux et jouets pour enfants, un poste de sécurité, un bloc administratif, des blocs sanitaires et une clôture pour sécuriser l’ensemble du site et garantir un droit d’accès…).
-Réaménagement des galeries qui ont servi pour l’exploitation souterraine des phosphates, le monde souterrain des galeries représente un cadre unique qui pourrait compléter et soutenir les attractions).
-Des parkings.
-Des jardins et des zones de verdure.

FINANCEMENT :
- Financement au travers de partenariats privés dans le cadre d’un consortium.
- Le projet devra être soutenu par un partenariat public et privé (PPP).
- Participation publique par l’aménagement et la mise à disposition du site.
- Un mode de financement par l’intéressement de partenaires à des opportunités présentées sous forme de concessions à céder à différents investisseurs.
- L’OCP décidera des formules qu’il considèrera adéquates pour gérer ses propres équipements existants et pour créer ou participer à d’autres projets faisant partie du programme.

QUELQUES CHIFFRES :
- Superficie du site : 105 Ha
- Surface du parc à son ouverture : …… ? m2
- Exploitation du parc : 300 jours par an.
- Durée d’une visite : 4 heures
- Investissement global du parc :………… ? Dh
- Nouveautés : Tous les deux ans.
- Nombre de visiteurs espérés lors de la première année : 250.000 visiteurs
- Nombre d’employés à l’ouverture : 300 (100 à plein temps – 200 à temps partiel).
- Nombre d’employés pouvant être créés 200 à plein temps – 300 à temps partiel + 500 induits) soit un millier (1.000) d’emplois environ.
- Ces chiffres sont cités à titre indicatif, l’étude de faisabilité permettra d’affiner les estimations de fréquentation, le coût du projet, le nombre de visiteurs et des emplois espérés.

Les Chambres de Commerce et d’Industrie : quels services pour les créateurs d’entreprise?

24 avril 2008

Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) françaises restent, au niveau local, un lieu clé pour les entrepreneurs. Elles proposent informations, formations et accompagnement. Elles sont surtout le passage obligé pour les formalités.

Le réseau des chambres de commerce et d’industrie en France est né en 1898 afin officiellement de « veiller à la prise en compte des intérêts des entreprises et participer à l’élaboration des politiques publiques ». Mais concrètement, à quoi servent aujourd’hui ces établissements publics locaux ? Pour les créateurs d’entreprise, ils restent un lieu clé. C’est d’abord un centre ressources où l’on trouve des informations, formations et conseils quand on veut créer ou reprendre une entreprise. Ensuite et surtout, c’est ici que se font les formalités d’enregistrement d’une entreprise.
Dames désormais plus que centenaires, les CCI sont aujourd’hui 155 en France. Selon les départements, il en existe une ou plusieurs. Pour connaître la plus proche de chez vous, il suffit d’aller sur le site internet de l’Acfci (Assemblée française des chambres de commerce et d’industrie).
L’outil opérationnel des CCI pour accueillir, orienter, former et suivre les créateurs et repreneurs d’entreprise est le fameux Espace Entreprendre en France (EEF). Il met ainsi son réseau de conseillers à disposition des entrepreneurs. Ces conseillers sont eux-mêmes en contact avec d’autres experts aux compétences diverses, des organismes locaux d’accompagnement aux entreprises et des partenaires (experts-comptables, notaires, avocats, banques…).

1. Informations générales et formations ciblées pour entrepreneurs
Apporter aux entrepreneurs un centre ressources pour créer et développer l’entreprise, c’est l’action phare de toute chambre de commerce et d’industrie. Attention toutefois, il est parfois difficile de s’y retrouver car, s’il existe un tronc commun de services partout, certaines en proposent davantage que d’autres. Les tarifs des formations peuvent aussi varier selon les CCI. Quoiqu’il en soit, le but est ici d’accompagner le créateur à chaque étape de la création ou de la reprise d’entreprise : profil et compétences, définition du projet, étude de marché, chiffrage et financement, cadre juridique et social, formalités, etc.
Voici les principales prestations des CCI en la matière :
- En règle générale, les CCI donnent gratuitement des informations d’ordre général, que ce soit en groupe ou individuellement. Vous pouvez généralement bénéficier d’un entretien découverte consacré à la présentation de votre projet, à l’exposé de votre situation et à la présentation des ressources pouvant être mises à votre disposition. Vous profiterez ainsi d’une prescription personnalisée qui amorcera votre parcours. A noter aussi que les sites internet des CCI sont très complets.
- Viennent ensuite les services à valeur ajoutée (et donc payants) comme les modules d’informations ou les formations de courte de durée. C’est le fameux « cinq jours pour entreprendre/reprendre ». L’essentiel de la création ou reprise d’entreprise est abordé et permet à l’entrepreneur d’avoir une meilleure vue d’ensemble. Statut juridique, fiscalité, protection sociale, approche commerciale, prévisions financières et formalités d’immatriculation sont les thèmes passés en revue au cours de cette formation de 35 heures réparties sur cinq jours. Elle vous coûtera 180 euros.
- Aux entrepreneurs plus pressés ou plus avancés dans leur projet, les CCI proposent des modules d’informations ciblées et individualisées, d’environ 2h30 pour un coût variant de 18 à 40 euros. Parmi les sujets abordés : l’embauche d’un salarié (contrat de travail, formalités et aides à l’embauche…) ou le financement du projet (détermination des besoins, solutions de financement, garanties, négociations avec le banquier). A ce stade, il s’agit encore d’information. Pas question que vos interlocuteurs vous rédigent un business plan ou qu’ils vous aident à obtenir un prêt ! A noter également, des stages de plus longue durée, toujours sur les mêmes thématiques. – Une autre étape consiste en un entretien individuel destiné à vous donner les derniers conseils avant de vous lancer. Sachez que cet entretien n’est ouvert qu’à ceux qui ont un projet déjà bien abouti.
- Les CCI proposent aussi des bilans de compétences, une étape utile pour le créateur d’entreprise qui est encore à la recherche d’une idée ou qui ne sait pas trop de quelle manière se lancer. Ces bilans de compétences sont plutôt ouverts aux salariés dans le cadre d’un Droit individuel à la formation (DIF). En effet, un bilan de compétences dure deux mois, à raison d’un rendez-vous par semaine. Il coûterait très cher s’il n’était pas financé dans le cadre du Plan de formation de l’entreprise ou par l’organisme paritaire relevant de votre secteur d’activité.

2. Des aides à la recherche de financement
Outre les modules de formation sur les aides au financement, une chambre de commerce et d’industrie propose des rendez-vous individualisés destinés à vous aider à réaliser un dossier financier prévisionnel et une analyse de la cohérence du projet de création. Au terme de ces rendez-vous, vous aurez établi un dossier financier prévisionnel complet qui comprend : un plan d’investissement, un plan d’amortissement, une récapitulation des ressources financières, un tableau de remboursement d’emprunts, le BFR (besoin de fonds de roulement), les bilans prévisionnels, etc. Cette étape est cruciale avant toute demande d’aide ou de financement bancaire. Comptez trois à quatre heures au minimum et environ 60 euros l’heure.
Vous pouvez également tester la crédibilité de votre projet auprès des comités d’évaluation de projet (CEP). Ils se réunissent une fois par mois et sont constitués de chefs d’entreprise. Un bon moyen de savoir si vous allez dans la bonne direction.
Une fois votre projet financièrement viable, au moins sur le papier, reste la recherche des financements. Les CCI proposent d’abord des banques de données regroupant toutes les aides européennes, nationales ou régionales existantes. Cette base de donnée est gratuite. C’est notamment ce que propose le service Sémaphore, disponible également sur internet. Attention, il n’est pas encore opérationnel dans toutes les régions.
Les conseillés des CCI sont là aussi pour vous aider à cibler les aides financières correspondant le mieux à votre projet et qu’il sera possible de décrocher, s’agissant de prêts d’honneur, d’avances remboursables ou de subvention. Ces aides peuvent constituer un précieux plus pour le démarrage ou la reprise d’une société. Les conseillers vous accompagnent dans la rédaction des dossiers, voire les remplissent directement. C’est autant de temps gagné et autant de chance de décrocher l’aide financière !

3. Simplification des formalités
Les CCI abritent les Centres de formalités des entreprises (CFE), où les commerçants ou les sociétés commerciales ayant une activité commerciale effectuent leurs formalités d’inscription, de modification ou de cessation d’activité au Registre du commerce et des sociétés (RCS). En clair, c’est ici que l’on immatricule une société.
Le rôle pivot des CFE a réellement permis, au cours des années, de simplifier les formalités de création d’entreprise. Les CFE, qui centralisent les dites formalités, soulagent ainsi l’entrepreneur en contrôlant et en transmettant son dossier à sa place aux différents organismes concernés par la création de l’entreprise. A noter qu’il est possible de recourir à une assistance personnalisée et totale (environ 60 euros) ou partielle (environ 40 euros). Dans ce dernier cas, vous envoyez votre dossier et une personne se charge de le compléter.
Enfin, les formalités de création d’entreprise sur internet se développent progressivement, ce qui peut constituer un précieux gain de temps. Rendez-vous sur www.cfenet.cci.fr.

4. Suivi du développement de l’entreprise et constitution d’un réseauUne chambre de commerce et d’industrie s’engage aussi à suivre le développement de votre entreprise une fois créée ou reprise, pendant trois ans. L’accompagnement se fait d’abord par le biais de rendez-vous personnalisés. Mais surtout, les CCI vous permettent d’adhérer à des clubs d’entrepreneurs, dont les intitulés varient selon les régions. Véritables plates-formes d’échanges, ces clubs ont le mérite de sortir le créateur de sa solitude et lui permettent de constituer un réseau.
L’adhésion ouvre droit à des rendez-vous mensuels (petits-déjeuners thématiques, dîners-conférences…), au référencement de l’entreprise dans l’annuaire des membres et à l’accès au centre de ressources. Pour rejoindre un club, il faut être créateur ou repreneur et être déjà inscrit au RCS. Dans certains clubs, un entretien préalable sera imposé. Les prix varient entre 80 et 400 euros l’année !
Les CCI ont d’autres services de suivi de l’entreprise : conseils juridiques (service Inforeg), formation, accompagnement en pépinière d’entreprises, aides au recrutement, participation à des forums entreprises, etc.

5. Autres services
Citons, parmi les autres services proposés par les CCI :
- l’information économique (tableau de bord de l’économie locale, données économiques internationales, informations statistiques…)
- aide à la mise en place d’un management environnemental
- aide à la mise en place de stratégies innovantes (aides à l’innovation et au développement des TIC – technologies de l’information et de la communication grâce au réseau Echangeur)
- mise en contact avec les appels d’offres de marchés publics
- des information et services sectoriels
- bourse à la reprise d’entreprises A noter que certains de ces produits sont certifiés.

27 février 2008

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